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On a pu le voir très vite, l’opération de « mise à l’abri » lundi dernier, c’est-à-dire l’expulsion des mille sept cents à mille huit cents habitant-e-s du campement près de la station de métro Stalingrad, ne s’est pas passée de manière aussi idyllique que la communication de la préfecture de police et les déclarations de la ministre du logement ne le prétendaient. « L’évacuation musclée » du lycée Jean Jaurès et ses suites encore moins : personnes mises à la rue, familles séparées, hébergements précaires distribution d’Obligations de Quitter le Territoire Français. Quinze organisations appellent à un rassemblement demain 6 mai près de la préfecture de police.

 

http://www.gisti.org/spip.php?article5353

« Soutien aux migrants évacués du lycée Jean Jaurès

Mercredi matin a eu lieu une expulsion violente des migrant-e-s du lycée Jean-Jaurès, dont nous contestons et les raisons et la forme. Elle a été effectuée sans aucune justification et sans aucune concertation. Pire, depuis le Préfet de région en a fait porter la responsabilité sur les soutiens des migrants qui ont été gazés et maltraités. Cette expulsion s’est faite une fois de plus sans solution d’hébergement pérenne, certains des migrants sont déjà à la rue et ont rejoint ainsi ceux laissés à la rue.

De plus les familles ont été séparées, les femmes et les enfants d’un côté, les hommes de l’autre. Les migrant-e-s ont été éparpillés entre des dizaines d’endroits (centres d’hébergements, hôtel, 115…), plusieurs ont une obligation à quitter le territoire, OQTF dont nous exigeons la levée immédiate. Tout ça est la preuve que rien de sérieux n’était prévu avant cette expulsion musclée. Nous protestons donc contre cette gestion à court terme et répressive de la question des migrant-e-s.
Nous demandons des papiers pour les demandeurs d’asile et les sans papiers présents sur le sol français quelque soit leur situation administrative.

Nous demandons que des situations respectueuses et dignes soient trouvées pour les migrants du lycée Jean Jaurès à commencer par le regroupement des familles.

Nous appelons pour cela à un rassemblement le vendredi 6 mai à 17 h à proximité de la préfecture de Police de Paris.

Nous demanderons à ce qu’une délégation avec les anciens occupants soit reçue pour faire le point sur la situation de ces migrant-e-s.

Premiers signataires :

Collectif La Chapelle Debout !

Avec :

ATMF
DAL
Droit Devant !
EELV 75
Ensemble !
Fédération Sud Santé Sociaux
Gisti
LDH 75
RESF
NPA
Parti de Gauche
PCF 75
UD CGT 75
Union Syndicale Solidaires »

 

Lundi 9 mai, c’est une initiative d’un autre genre, organisée par l’université de Paris 7 Diderot, sous le titre de « La guerre des frontières », qui donne la parole aux migrant-e-s et réfugié-e-s pour des analyses de la situation par des exilé-e-s qui sont universitaires, militant-e-s, auteur, journaliste…

 

http://www.univ-paris-diderot.fr/sc/site.php?bc=accueil&np=pageActu&ref=8338

« La guerre des frontières

Parole aux migrant.e.s et réfugié.e.s
Lundi 9 Mai à partir de 13h30
Amphi Buffon
15 rue Hélène Brion 75013 PARIS
Entrée gratuite sur réservation

 

LA GUERRE DES FRONTIERES

Lundi 9 mai à partir de 13h30
Amphi Buffon

15 rue Helene Brion 75013 PARIS

Entrée gratuite sur réservation

13h •  Accueil  du public

par Catherine Coquio, Pascal Dibie, Vincent Message, Valérie Ozouf, Paul Schor et Etienne Tassin

13h30 • Parole aux migrant.e.s et réfugié.e.s

Nu, la tête haute en passant les frontières

par Nisrine Al Zahre

Nisrine Al Zahre est syrienne, docteure en sciences du langage à Paris 8. Elle a enseigné à Homs, à Damas et s’est exilée en France en 2014.

La langue, les mondes : multiplicité et relativité des frontières
par Mahmoud el Hajj

Mahmoud el Hajj est syrien, journaliste et écrivain, étudiant en philosophie à Paris 1. Il s’est exilé en France en 2013. Il a publié au Liban en 2011 un recueil de poésie Il abattait le vent.
Il écrit régulièrement dans les pages culturelles de journaux et de sites arabes, tels que Al-Arabi Al-Jadid, Almodon, Al-akhbar. Il a également travaillé pour France 24.

La situation des réfugié.e.s LGBT en France

par Madiina Nalwandda

Madiina Nalwandda est une activiste ougandaise exilée, militante LGBT au sein de “Out & Proud”.
Présumé.e.s coupables : les réfugié.e.s face aux contradictions européennes

par Omer Omran

Omer Omran est né en 1989 au Soudan. Il a étudié la philosophie à l’université de Khartoum, et travaillé comme journaliste. Arrivé en France début 2015, il réalise des audioblogs sur la situation des demandeurs d’asile disponibles sur le site d’Arte webradio.
Après la traversée, d’autres frontières en France

par Youssif A. Haliem

Youssif A. Haliem est réfugié soudanais, informaticien et auteur. Le récit qu’il a fait de son itinéraire (Soudan du nord, Libye, Europe), Le voyage de la mort, est lisible dans le website trilingue qu’il a créé en juin 2015.

Pourquoi des réfugié.e.s ? L’immigration politique et ses causes
par Hamid Reza Bazyar

Hamid Reza Bazyar est iranien, titulaire d’un master en sciences politiques de l’université de Tchalus (Iran). Il attend une carte de séjour après avoir obtenu le statut de réfugié politique en France où il se trouve depuis 2013.
18h • Exodes, exils, asiles…
Projection de courts métrages et extraits de documentaires de 1915 à nos jours, sélectionnés et montés par Valérie Osouf.
Discussion avec Kahtan Alharbat

Kahtan Alharbat est né en 1991 en Syrie. Étudiant en mathématiques à Homs, il a dû arrêter son cursus en 2011. Il est arrivé en France en mars 2014 avec un visa étudiant, en bénéficiant d’une convention entre l’UPEC, France Terre d’Asile et le département du Val de Marne. Il est maintenant en L3 de mathématiques à l’université Pierre et Marie Curie – Paris 6. Réfugié statutaire, il a créé une association socio-culturelle qui a pour objet de faire connaître à la société française la situation syrienne.

Valérie Osouf est documentariste et membre du collectif La Chapelle debout !

Il y a eu plus de 6 000 migrant.e.s à la rue dans Paris ces dix derniers mois.

Des collectifs et associations de soutien aux migrant.e.s seront présents dans le hall Buffon pour présenter leurs actions :

Collectif La Chapelle Debout !
GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigré·e·s)
CSP 75 et CSP 93 (Comité des sans-papiers et demandeurs d’asile)
CPSE (Collectif Parisien de Soutien aux Exilés)
BAAM (Bureau d’Accueil et d’Accompagnement des Migrants)
Migr’ENS
Refugees at Home
United Migrants
THOT
Kâli
Refugees Welcome USPC »