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Les centres de rétention administrative sont des lieux d’enfermement des personnes de nationalité étrangère par simple décision administrative, indépendamment de tout crime ou délit. On voit avec l’état d’urgence que la tentation de l’administration à priver des personnes de liberté peut s’étendre au-delà des personnes étrangères.

Cet enfermement a pour but selon la loi de préparer l’expulsion des personnes hors du territoire. C’est en soi une violence, qui interroge sur le droit sue s’arroge l’État de contrôler la population et de déterminer qui a le droit ou non d’être sur ce territoire.

Cette politique d’expulsion est liée à un paradoxe, d’un côté l’État expulse des personnes « sans-papiers », de l’autre il fabrique des sans-papiers en précarisant les titres de séjour, en soumettant leur renouvellement à l’arbitraire, en multipliant les obstacles à l’accession à leurs droits des demandeur-se-s d’asile et des mineur-e-s isolé-e-s étranger-ère-s, créant et entretenant une population dans une situation d’hyper-précarité. La politique d’expulsion vise à aggraver cette hyper-précarité et à entretenir la peur, tout en donnant à la partie xénophobe de l’électorat un signal de fermeté.

Mais ces lieux d’enfermement peuvent être utilisés à d’autres buts que l’expulsion, comme éloigner des exilé-e-s de Calais (voir ici, ici et ), et leur existence donne lieu à de multiples abus, comme la CIMADE l’a montré en organisant des « Charters awards« .

Face à cette situation, les sans-papiers s’organisent pour résister et promouvoir leurs droits. La Coalition Internationale des Sans-Papiers et Migrant-e-s vient de lancer un « Appel à la fermeture des centres de rétention et des hotspots en Europe ».

Cet appel existe aussi sous la forme d’une pétition que vous pouvez signer :

https://www.change.org/p/fermons-les-centres-de-r%C3%A9tention

 

Appel fermeture centres rétention