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À partir de l’enquête de terrain faite en février 2016, avant la destruction de la partie sud du bidonville, les chercheur-se-s du Refugee Rights Data Project ont approfondi les informations concernant les femmes qui habitent le bidonville. Beaucoup moins nombreuses que les hommes elles sont beaucoup moins visibles. Elles subissent les mêmes violences et les mêmes conditions de vie que les hommes, auxquelles s’ajoutent les violences qu’elles subissent en tant que femmes. En résulte un sentiment d’insécurité plus fort qui renforce leur isolement, les éloigne de sources d’information importantes, et rend leur vie quotidienne plus difficile. Elles sont également peu informées des possibilités d’accès aux soins et à la prévention en matière de santé sexuelle et reproductive et y ont peu recours.

En ce qui concerne leur projet, elles sont unanimes à vouloir aller au Royaume-uni, quel que soit le temps que ça prendra, et à ne pas vouloir rester en France.

Comme sa première publication, ce nouveau rapport de Refugee Rights Data Project nous apporte des informations nouvelles. Rappelons que c’est parce qu’en 2013 des militant-e-s du mouvement No Border ont ouvert un squat pour accueillir les femmes qu’il y a aujourd’hui un service de mise à l’abri des femmes au centre Jules Ferry, et qu’il y a un réel enjeu à rendre leur présence visible.

http://refugeerights.org.uk/reports/

Vous pouvez télécharger le rapport « Unsafe borderlands » (en anglais) ici.

 

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