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Abondamment documentées et dénoncées (voir entre autres ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici et ), systématiquement couvertes et niées par les gouvernements successifs (voir ici et ), les violences policières sont l’un des instruments, inefficaces, sensés dissuader les exilé-e-s de venir et de rester à Calais.

Elles peuvent se déplacer. Par le passé elles s’exerçaient principalement dans les lieux de vie des exilé-e-s, squats et campements. Depuis 2014 elles ont lieu principalement sur les lieux de passage, où les exilé-e-s se cachent dans des camions pour franchir la frontière.

Elles évoluent également avec l’équipement croissant des forces de police et de gendarmerie. On voit ainsi se développer de manière importante à partir de 2014 l’usage des gaz lacrymogène, qu’il s’agisse des gazeuzes utilisées parfois à bout portant, de préférence dans le visage, ou des grenades, utilisées par exemple à partir de septembre 2015 pour bombarder le bidonville, ou lors de tentatives de passage sur la rocade d’accès au port ou au Tunnel sous la Manche.

Depuis plusieurs semaines, les associations constatent la multiplication des blessures liées aux impacts de flashballs, notamment sur le visage et la poitrine, et les plaies dues aux éclats de grenades de désencerclement. Ces armes, peu employées auparavant, se sont multipliées, et sont d’après les témoignages employées hors de toute nécessité et de toute proportionnalité, pour blesser.

Cette diversification des armes utilisées est à mettre en lien avec l’importance des effectifs déployés (officiellement plus de 1300 policiers et gendarmes en mars 2016), la multiplication des barrières, guérites, postes d’observation, caméras, chemins de ronde, des zones défrichées et des zones inondées, pour ce qui ressemble de plus en plus à une guerre contre les personnes qui tentent de franchir la frontière pour quitter la France. Eurotunnel, la société gérant le Tunnel sous la Manche, se vente d’avoir fait l’acquisition de deux drones militaires pour mieux détecter les exilé-e-s.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/migrants-eurotunnel-acquiert-deux-drones-militaires-pour-renforcer-sa-surveillance-1035501.html

 

Lacrymos légerFévrier 2016, dans le no-mans-land créé par les autorités entre le bidonville de Calais et la rocade d’accès au port, des restes de grenades lacrymogènes.