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Informé-e-s du projet d’accord entre l’Union européenne et l’Afghanistan prévoyant le renvoi des réfugié-e-s, les exilé-e-s afghan-e-s présent-e-s à Paris réagissent.

Ils et elles organisent une manifestation aujourd’hui 5 octobre, départ à 16h place de l’Alma pour aller devant l’ambassade d’Afghanistan, 32 rue Raphaël, où une délégation demandera à être reçue.

https://www.facebook.com/events/295654417488412/

Les exilé-e-s ont exprimé leur point de vue et leurs revendications dans une vidéo :

 

et par un communiqué :

« Déclaration des migrant-es afghan-nes

Nous sommes des migrant-es afghan-nes.
Nous vivons en France, et nous souhaitons y rester, mais l’Union Européenne veut renvoyer 80 000 personnes en Afghanistan. Les personnes qui sont venues en Europe ont dû vendre tous leurs biens pour financer leur périple. Il y a la guerre en Afghanistan, et tout le monde y est en danger.

Qui se porte garant de la vie des gens que l’UE renvoie en Afghanistan?

Si un accord est signé avec le Parti Islamique, il n’y aura pas de paix en Afghanistan. Au contraire, la situation va empirer. À cause de ces mêmes partis, l’Afghanistan a été morcelé. Mais les partis continuent encore le même jeu politicien de pouvoir, et l’Afghanistan restera toujours fracturé.
On a eu beaucoup de mal à se rendre en Europe. Nous avons vu la mort. Nous voulons vivre en paix, dans le calme. Nous ne pouvons pas retourner dans notre pays. C’est la guerre là-bas.

Si c’est si calme, pourquoi y a-t-il 34 pays sur le territoire?

L’Afghanistan ne connait que la guerre, il n’y a pas de calme en Afghanistan.

Si c’est si calme, pourquoi le président, le chef du pouvoir exécutif, les ministres, et les autres puissants, ne ramènent pas leur famille en Afghanistan?

Nous demandons à la communauté internationale d’aider les migrants afghans, et de ne pas signer cet accord.

Nous demandons aux peuples européens de nous apprendre leurs langues le plus tôt possible.

A aucun prix nous ne rentrerons en Afghanistan.

Ce n’était pas simple d’arriver en Europe. Nous avons risqué nos vies pour traverser chaque pays.

 

Aucun accord, aucune loi ne nous fera partir. »