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Depuis les premières personnes exilées remarquées errant dans les rues de Calais ou dormant dans le terminal ferry dans les années 1980 et 1990, toute une partie de la population calaisienne a manifesté sa solidarité et apporté son soutien aux naufragé-e-s de la frontière.

Après la parenthèse du Centre de Sangatte (de 1999 à 2002), les exilé-e-s se sont à nouveau trouvé-e-s à s’abriter dans des blockhaus ou des bâtiments abandonnés, sous des bâches, des tentes ou des cabanes dans des friches et des bois, chassé-e-s par la police. À nouveau les Calaisien-ne-s solidaires se sont mobilisé-e-s.

Depuis le printemps 2015, l’éloignement et le regroupement des exilé-e-s au-delà de la rocade de contournement, l’arrivée d’ONG internationales et de bénévoles de toute l’Europe, le financement par l’État d’un centre de jour et d’un camp de containers ont pu faire croire que la solidarité des habitant-e-s de Calais était moins utile.

Aujourd’hui, le bidonville de Calais est détruit, le centre de jour et le camp de containers sont promis à la fermeture, des exilé-e-s dorment dans les rues et les parcs, ou sous les abris qu’ils et elles trouvent, chassé-e-s par la police.

À nouveau c’est à nous, habitant-e-s de Calais et des environs, d’apporter aide et soutien à ces personnes en errance.

 

Pentax Digital CameraCalais, juillet 2014, après des expulsions.

rafle1Calais, hier, après l’expulsion du bidonville.