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Les nouvelles remontent des Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO – voir ici, ici, ici et ) de Cazères, entre Toulouse et la frontière espagnole, et de Nîmes, où ont été envoyées des femmes expulsées de Calais lors de la destruction du bidonville et de la fermeture du lieu d’accueil des femmes et enfants du centre Jules Ferry.

Dans ces deux centres, elles sont confrontées à des pressions croissantes pour qu’elles déposent une demande d’asile en France. Pressions faites de menaces, menace d’être mises à la porte du centre, menace d’être expulsées vers leur pays. Ou faites de mensonges, qu’il faut qu’elles déposent une demande d’asile pour pouvoir aller au Royaume-uni.

Alors les exilé-e-s ne s’en laissent pas si facilement conter, elles ont manifesté deux fois pendant la destruction du bidonville pour demander un accès légal au Royaume-uni (voir ici et ), elles savent s’organiser collectivement. Mais elles se trouvent aussi isolées face à des travailleurs sociaux et travailleuses sociales qui leur expliquent que la trêve hivernale n’est pas pour elles.

Un peu de solidarité serait donc bienvenue, dans les CAO, mais aussi après leur sortie volontaire ou forcée. Dans un contexte où les « passeurs » ont renforcé leur pouvoir avec la difficulté accrue du passage, cette solidarité peut permettre de trouver des marges de liberté.

 

jules-ferry-03-11-20163 novembre 2016, centre Jules Ferry, Calais : expulsion des habitantes du lieu de mise à l’abri des femmes et des enfants.

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