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Samedi 18 février, de manière concertée, des manifestations ont lieu dans plusieurs villes de France, en solidarité avec les exilé-e-s, éventuellement organisées avec celles et ceux-ci.

 

Besançon :

Manifestation à 14h place Pasteur en solidarité avec toutes les personnes migrantes.

https://www.infolibertaire.net/besancon-manif-de-solidarite-avec-les-migrants-samedi-18-fevrier-2017/

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Caen :

Rassemblement à 14h place Bouchard suite notamment à l’expulsion du squat Drouet le 9 février, pour la liberté de circulation et les politiques anti-migratoires et sécuritaires.

https://agcontrelesexpulsions.wordpress.com/2017/02/12/rassemblement-le-samedi-18-fevrier-a-14h-place-bouchard-a-caen/

caen-rassemblement-18-02-1caen-rassemblement-18-02-2

 

Marseille :

Rassemblement de 14h à 16h place Félix Baret « Dignité des personnes en CAO ».

https://www.facebook.com/events/1237580999622926/

Texte de l’appel :

« A l’appel des copains des CAO de Marseille qui revendiquent dignité et respect des promesses d’asile :

« Nous sommes des migrants, des exilés du Soudan, d’Afghanistan etc…, et depuis le démantèlement du camp de Calais en octobre dernier, nous sommes hébergés dans des CAO (Centre d’Accueil et d’Orientation) éparpillés dans Marseille et alentour. Au moment de quitter la jungle, nous avons reçu de nombreuses promesses des responsables du gouvernement comme quoi nous pourrions faire notre demande d’asile en France… et que le règlement « Dublin » ne serait pas appliqué.

Ce règlement nous empêche de déposer une demande d’asile en France et consiste à nous renvoyer dans le premier pays européen où on a pris nos empreintes. Pour la majorité d’entre nous, c’est l’Italie : nos empreintes ont été enregistrées là-bas sous la contrainte, parfois sous les menaces physiques, et sans aucune explication. Aujourd’hui, on nous dit que les promesses du gouvernement français ne seront pas tenues, et qu’on va nous renvoyer en Italie.

Nous ne voulons pas partir là-bas. Nous voulons que nos empreintes soient effacées, pour faire nos démarches de demande d’asile en France. L’Italie ou Calais, c’est la même chose : dormir dans la rue, dormir dans la jungle, sans aucun moyen, sous la menace de la violence policière. Nous ne voulons plus patienter. Nous voulons enfin pouvoir vivre nos vies.

NOUS NOUS RASSEMBLONS AUJOURD’HUI, COLLECTIVEMENT, POUR QUE LES PROMESSES SOIENT RESPECTEES ET QUE NOUS PUISSIONS FAIRE NOTRE DEMANDE D’ASILE A MARSEILLE.

Rendez-vous devant la préfecture SAMEDI 18 février à 14h.

MERCI DE VOTRE SOLIDARITE ! »

Vous pouvez télécharger le tract d’appel ici.

 

Toulouse :

Vendredi 17 février au Centre Social Autogéré 15, rue Roquelaine, métro Jeanne d’Arc : soirée de soutien aux exilé-e-s des CAO de Toulouse et des alentours.

http://iaata.info/Soiree-de-soutien-aux-exile-es-des-CAO-de-Toulouse-et-alentours-1875.html

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Samedi 18 février manifestation à 14h au départ de la place Arnaud Bernard « Aucun être humain n’est illégal ».

http://iaata.info/Manifestation-le-18-02-aucun-etre-humain-n-est-illegal-1873.html

Texte de l’appel :

« Manifestation le 18/02 : aucun être humain n’est illégal

A Toulouse, les membres du collectif solidarité migrant-es 31 appellent à manifester en solidarité avec toutes les personnes sans-papiers dans le cadre d’une journée d’action nationale. Manifestation à 14h au départ d’Arnaud Bernard, samedi 18 février.

Mineurs isolé-e-s étrangers, personnes expulsées de Calais en CAO, personnes exilées à la rue, ou dans des squats, personnes souhaitant accéder aux soins… : nombreuses sont les personnes sans papiers qui subissent au quotidien un traitement inhumain de la part de l’Etat français et des institutions.

La demande d’asile, c’est à dire le droit d’obtenir des papiers pour avoir fui une situation dangereuse, est un véritable parcours du combattant, au terme de laquelle l’immense majorité des demandeu(r)ses sont refusé-e-s. Et pour les autres qui souhaitent venir en France pour des motifs différents, la situation n’est pas plus facile. En Haute-Garonne, toutes autres demandes de titre de séjour (travail, soin, famille, étudiant, etc.) sont presque systématiquement refusées.

Au delà de la situation juridique, les conditions d’existences des personnes exilées sont très précaires : mineurs isolé-e-s et familles à la rue, non-accès au soin, non versement des droits (tels que l’ADA, aide pour les personnes en demande d’asile), perte d’autonomie (impossibilité de se faire soi même à manger dans certains centres), traitement infantilisant, accès très difficile à des cours de français, isolement dans les démarches (absence de traducteur-ices dans l’accompagnement), emplois très précaires et sous-payés…

L’Etat cherche à diviser et à épuiser. Les institutions traitent au cas par cas chaque situation individuelle et isolent chaque personne face à la machine administrative afin de mieux maintenir les personnes exilées dans l’attente, et faire en sorte qu’elles se découragent, puis partent.

A l’isolement et à la division, nous lui opposons la solidarité et la force du collectif : face aux politiques répressives et d’anti-accueil de l’Etat, construisons nos solidarités et exigeons l’application des droits souvent bafoués.

Nous sommes donc solidaires de toutes et tous les militant-e-s qui passent en procès pour avoir soutenu des personnes migrantes. Nous ne pouvons accepter que le gouvernement criminalise un devoir élémentaire qu’est la solidarité et de faire des militant-e-s des délinquant-e-s. »

 

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