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C’est l’histoire d’une personne qui a hébergés un groupe d’exilés pendant quelques nuits, qui est poursuivie pour avoir « facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d’un étranger en France » et qui risque les peines prévues par l’article L622-1 du CESEDA (Code de l’Entrée et du Séjour des Étrangers et du Droit d’Asile), éventuellement aggravées par l’article L622-5 si elle est considérée comme l’ayant fait en bande organisée.

La situation est déjà significative du régime sous lequel nous vivons, mais comprend en plus une particularité. Cette personne est placée sous contrôle judiciaire, avec une particularité exotique, l’interdiction d’entrer en contact avec des journalistes.

Voici la manière dont la Syndicat des Avocats de France commente cette mesure : « C’est une atteinte à la liberté. On ne peut pas interdire de voir des journalistes comme ça. Il faut qu’il y ait un lien avec les faits reprochés. »

Le Syndicat de la Magistrature : « C’est une décision originale. On peut a minima s’interroger sur la raison de cette interdiction au regard de la loi. […] Eviter la publicité, ce n’est pas une raison qui peut justifier un contrôle judiciaire. »

Un avocat de commenter : « Ils sont un peu spéciaux à Boulogne. Pour toute affaire qui concerne de près ou de loin des passeurs, on prend quadruple peine. »

Lire ici l’article de Streetpress dont sont tirées ces informations :

http://www.streetpress.com/sujet/1488290370-soutien-refugies-calais-interdit-parler-presse

 

georges_de_la_tour_le_jeune_chanteur_new_walk_museum_and_art_galleryGeorge de La Tour : Le Jeune chanteur.

 

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