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La guerre des douches continue, et cette semaine encore la police a été présente devant les douches mises en place par le Secours catholique, contrôlant et arrêtant les personnes s’y rendant ou en sortant, généralement des mineur-e-s (voir ici, ici, ici, ici et ). La variante de l’arrestation à la sortie des douches est sans doute le summum de l’humanité auquel on peut s’attendre à Calais : les mineur-e-s sont arrêté-e-s propres, retenu-e-s quelques heures au commissariat, puis remis-es à la rue, une heure à pied pour retourner à Calais et pouvoir y dormir dehors.

Résumé de ces derniers jours :

« Mercredi 15 février:
Une salariée de l’association, une journaliste de Libération et 7 jeunes sont arrêtés pendant quelques heures: ils se rendaient aux douches.
Mercredi 22 février:
14 personnes sont arrêtées: elles se rendaient aux douches.
Vendredi 24 février:
Les 25 personnes qui se sont lavées ont dû donner leurs identités pour pouvoir accéder aux douches.
Mercredi 1er Mars:
Alors que le ministre de l’Intérieur est en visite à Calais, contrôle et arrestation de 14 mineurs à la sortie des douches.
»

L’escalade se poursuit cette semaine avec un arrêté municipal visant explicitement les distributions de nourriture aux exilé-e-s, et les interdisant en termes fleuris dans la Zone Industrielle des Dunes, où se trouvait notamment la « Jungle des Afghans » en 2009, et à proximité de ce qui a été le plus grand bidonville de France, rasé fin octobre – début novembre 2016.

Il est vrai que la maire de Calais ne crève pas les écrans par la qualité de sa gestion municipale, et que c’est la question des « migrants » qui lui a donné notamment à partir de 2014 l’accès aux plateaux télé. C’est pour elle une question de survie politique que de continuer à exploiter le filon.

 

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