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La pression policière ne se limite pas aux distributions de repas du soir, organisées par les associations (voir ici, ici et ), elle est diffuse et porte aussi sur toute distribution tout au long de la journée.

Dès la semaine dernière, plusieurs témoignages de bénévoles qui faisait des maraudes de nuit avec du thé et de la nourriture, et qui ont dû subir des contrôles d’identité, contrôle du véhicule, palpations de sécurité. Des bénévoles se sont entendu dire par les policiers qu’il leur était interdit de revenir à cet endroit et que les distributions y étaient interdite.

Cette semaine, des distributions de repas ont commencé zone industrielle des Dunes le midi, au même endroit que celles du soir. La police intervient quotidiennement pour les disperser, matraque et gazeuse à la main.

La police intervient également pour disperser les distributions de petits déjeuners. Ce matin, exilé-e-s et bénévoles ont été gazé-e-s.

Le fait que les distributions de repas aient lieu dans des espaces périurbains peu fréquentés laisse toute latitude à la police pour agir sans témoins, et met en danger exilé-e-s et bénévoles.

Et rappelons-le, le tribunal administratif de Lille a suspendu l’application des arrêtés anti-distributions pris par la maire de Calais, et l’action de la police viole cette décision de justice de manière de plus en plus claire et assumée (voir ici, ici et ). Un signe de ce qu’est la fin du quinquennat de Français Hollande, mais aussi probablement de ce que sera celui de son héritier.

 

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