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La médiatisation autour des exactions policières (destruction d’abris et d’effets personnels, vol de couvertures, violences physiques et psychologiques, intimidation des personnes solidaires) autour du « camp humanitaire » de la porte de la Chapelle, à Paris, ont fait reculer celles-ci (voir ici et ). Des tentes ont pu s’installer, moins visibles sous les ponts et les bretelles du périphérique et de l’autoroute du Nord. Mais les seules discussions avec les pouvoirs publics portent sur des aménagements de l’indignité, mettre des toilettes chimiques ou aménager un lieu de distribution alimentaire, caché des yeux du public lui aussi. De politique d’accueil il n’est pas question.

Alors les résistances fleurissent, avec des initiatives permettant une présence quotidienne aux côtés des exilé-e-s sont multiples, qu’il s’agisse de distribuer de la nourriture, d’apporter une information et un soutien juridique, de témoigner de la situation ou de dénoncer l’indignité :

 

Lorsque la mairie installe des blocs de pierre pour empêcher les exilé-e-s de dormir à proximité du « camp humanitaire » ridiculement sous-dimensionné, des tailleur-se-s de pierre se mobilisent pour transformer les obstacles en messages :

http://www.lacimade.org/a-paris-les-tailleurs-de-pierre-aux-cotes-des-exiles/

À l’intérieur même du « camp humanitaire », insuffisant pour mettre à l’abri, mais qui a un rôle réel de centre de tri, des travailleur-se-s sociaux-ales questionnent leur rôle et le sens de leur travail, tout comme le positionnement de leur employeur gestionnaire du camp, comme en témoigne cette lettre ouverte de la section syndicale SUD :

 

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