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Suite des mobilisations contre la politique de non-accueil (voir ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici et ), autour des Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO – voir ici, ici, ici et ) et des expulsions.

À Bordeaux, après un cercle de silence le 30 mai, une nouvelle manifestation le 31 mai, une autre aura lieu le 2 juin devant le centre de rétention. Cinq des onze exilés du CAO de Mérignac qui y étaient enfermés ont été expulsés vers l’Italie. Les six autres sont toujours en grève de la faim.

À Forcalquier, un rassemblement contre les expulsions est organisé par le Collectif Migrants 04 le 2 juin à partir de 16h place du Bourget.

À Nîmes, une journée d’information est organisée samedi 10 juin de 16h à 19h place Saint-Charles.

 


 

À Bordeaux :

Un compte-rendu de la manifestation du 31 mai :

http://mcinformactions.net/31-mai-Devant-l-hotel-de-Police-de-Bordeaux-solidarite-avec-les-demandeurs-d

Vous pouvez télécharger la lettre au président de la république ici.

Vous pouvez toujours signer la pétition :

https://www.change.org/p/monsieur-le-pr%C3%A9fet-de-la-gironde-pour-que-les-exil%C3%A9s-du-cao-de-m%C3%A9rignac-puissent-demander-l-asile-en-france

Prochain rendez-vous : vendredi 2 juin à 17h30 devant le CRA (Hôtel de police Mériadeck).

http://mcinformactions.net/Mercredi-31-mai-a-17h30-rassemblement-devant-le-Centre-de-Retention

 


 

À Forcalquier :

« Rassemblement contre les expulsions de migrants, Place du Bourguet, Forcalquier, 2 juin, à partir de 16h

Bonjour à Tou.te.s,

dans le cadre des mouvements de protestation qui ont lieu un peu partout en France en ce moment contre les Accords de Dublin* et les expulsions qui en résultent  et pour demander que tou.te.s les «dubliné.es » de France et de Navarre (et d’Europe…) aient la possibilité de demander l’Asile en procédure normale dans le pays de leur choix, nous avons décidé de nous mobiliser.
Nous avons décidé de nous rassembler sous les bureaux de la Mairie de Christophe Castaner, désormais porte-parole du gouvernement et secrétaire d’Etat, et candidat aux législatives. Peut-être qu’à l’approche des élections législatives nous aurons plus de chance d’être entendu…???

Nous voudrions lui rappeler les valeurs humanistes dont il s’est toujours réclamé et en profiter pour lui demander de porter notre parole aux instances qui ont l’air de ne pas entendre ce qu’il serait, aujourd’hui indispensable de faire : accueillir sans conditions toutes celles et ceux qui ont eu l’immense courage d’arriver jusqu’à nous.

Nous ne voulons pas nous adresser qu’à lui, bien sûr, nous savons bien ce qu’il en est de son courage politique et de ses ambitions personnelles.

Nous proposons d’en profiter pour afficher des informations sur la question du « dublinage » mais aussi plus générales (quelques chiffres…, les dernières nouvelles de la Méditerranée etc…). Si vous avez des idées, des banderoles et pancartes, elles sont bienvenues !

Nous vous proposons aussi des prises de paroles pour informer de ce qu’il se passe chez vous, autour de vous, dans les CAO dans lesquels vous êtes intervenu.e.s ou des témoignages d’accueil et d’organisation, enfin tout ce que chaque collectif a envie de transmettre.

Nous finirons avec un concert de La Famiglia Rubinetti qui est une bande de 7 chanteur.euse.s et musicien.nes venant de Montreuil, autour de l’Apéro!!!     Apportez de quoi !

Faites nous signe si vous voulez intervenir pour qu’on prépare un peu les prises de paroles et si vous avez besoin de logements dites le nous vite aussi.

ON COMPTE SUR VOUS!!! Et faites passer le message !!!

 

Collectif Migrants 04

 

* Les Accords de Dublin stipulent que tout migrant ou réfugié qui à qui on prend ses premières empreintes dans un pays faisant parti de l’Union Européenne, doit forcément demander l’asile politique dans ce pays-là et non pas dans un pays de son libre choix – d’où le fait, entre autres, que l’Italie et la Grèce se trouvent complètement submergées de réfugiés dans des conditions extrêmement difficiles et inhumaines. »

 


 

À Nîmes :

https://cevennessansfrontieres.noblogs.org/post/2017/05/30/rencontresdiscussion-contre-lisolement-et-les-expulsions-nimes-10-juin/

« Rencontres/discussion contre l’isolement et les expulsions – Nîmes 10 juin

Alors que des mobilisations ont lieu partout en France pour s’opposer aux accords Dublin et aux expulsions effectuées à partir des CAO, on répond à l’appel de la coordination des collectifs de soutien du Sud-est avec une journée d’infos organisée à Nîmes le samedi 10 juin de 16h à 19h (place Saint Charles).

Au programme : table de presse, rencontres avec les collectifs locaux, café et friandises ! A 17h30, une discussion est prévue (voir le texte ci-dessous) afin d’élargir les possibilités de s’opposer aux expulsions, mais aussi de renforcer les réseaux de solidarités et de luttes.

Toutes les personnes ou collectifs de la région en lutte contre les expulsions, l’enfermement et l’isolement face aux institutions sont les bienvenues pour venir témoigner et apporter des informations sur les situations qu’elles rencontrent par chez elles (nous contacter pour être hébergé).

D’autres mobilisations sont déjà annoncées : A Forcalquier, avec le collectif migrants 04 : Rassemblement vendredi 2 juin à partir de 16h place du Bourguet devant les bureaux du maire, nouveau porte-parole du gouvernement et secrétaire d’Etat. A Marseille, avec le Manba : Rassemblement mercredi 7 juin à 17h30 devant la préfecture.

Contre les expulsions : brisons l’isolement !

Rencontre-discussion sur les possibilités de s’opposer à l’isolement et aux expulsions

Ce n’est pas nouveau, les états de l’Union européenne dans leur traitement de la question migratoire s’appuient sur de nombreuses mesures coercitives leur permettant de bloquer ou de déplacer des populations entières à un endroit donné. Ils peuvent de la sorte invisibiliser ce qui représente pour eux un problème et se prémunir de toute protestation embarrassante. Nous l’avons vu par exemple lors de la récente grève de la faim des 21 demandeurs d’asile du centre d’accueil et d’orientation (CAO) d’Embrun, la première réaction de la préfecture des Hautes Alpes a été la menace de répartir les récalcitrants dans d’autres centres.

Pour cela, l’enfermement est rendu nécessaire et est pratiqué sous diverses formes. Il permet ainsi d’isoler, de maintenir à disposition, et d’échelonner selon le rythme voulu les personnes à expulser. De nombreux lieux remplissent ainsi cette fonction macabre de gestion et de tri des individus. Rendus opaques aux regards extérieurs, leur accès étant souvent limité ou contrôlé, ils sont pourtant l’antichambre des expulsions.

Rien que sur la ville de Nîmes, sont par exemples implantés un Centre de rétention administratif (CRA), deux CAO, des logements d’accueil d’urgence pour mineurs étrangers non accompagnés.. La création d’un centre en « résidence hôtelière » dans le cadre du programme d’accueil et d’hébergement des demandeurs d’asile (PRAHDA) est prévue prochainement. Cela sans compter la maison d’arrêt où comme dans chaque prison des détenus sont confrontées à de difficiles renouvellements de titre de séjour et risquent la double peine (enfermement puis expulsion à la sortie).

A l’intérieur de ces lieux de privation de liberté partielle ou totale, la possibilité de faire valoir ses droits, d’être soutenu et conseillé au delà des services dépendants – ou en lien – avec les préfectures est évidemment plus compliquée. Peu d’associations ou collectifs y mettent un pied, peu d’informations directes circulent sur ce qu’il s’y passe. Les expulsions sont ainsi exécutées en silence…

Aussi, en criminalisant la question de l’accueil, de nombreuses personnes sont contraintes à la clandestinité, avec toutes les conséquences que cela comporte : crainte des contrôles et des arrestations, impossibilité de trouver un logement ou de travailler légalement… Combien de jeunes mineurs ont déserté le CAO de Monoblet à cause des lourdeurs administratives et du manque de perspectives pour leur avenir ? Que sont devenus les Soudanais des CAO de Nîmes s’étant vus remettre un ordre de renvoi en Italie ? Combien de familles poussées hors des centres d’accueil de demandeurs d’asile (CADA) vivent aujourd’hui à la rue ?

Nous pensons que lutter contre les expulsions doit se faire au contact des personnes concernées et pour cela, nous voulons attirer l’attention sur celles étant de fait privées de soutien et de liberté. Pour cela, être présent à l’intérieur des murs, briser l’isolement, faire sortir les voix des personnes retenues est une première étape. Consolider des réseaux de soutien forts en est une seconde.

Si signer des pétitions et se rassembler devant les préfectures est un moyen ponctuel de visibiliser une situation, n’oublions pas que la lutte contre les expulsions est quotidienne, et dure dans le temps. Les premiers à en payer les frais n’ont d’ailleurs peu de possibilité de s’y opposer. Les personnes illégalisées ont besoin de ressources tant humaines que financières, et pour cela, l’organisation collective peut apporter des solutions.

Nous proposons ainsi un moment de rencontres et d’échanges afin de poursuivre et d’élargir les luttes existantes contre les expulsions et contre l’enfermement. »

 

Raoul Dufy : Londres, le Parlement.

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