Mercredi 29 Juillet : comme il y a trois semaines, un arrêté d’expulsion vient d’être placardé au bois Dubrulle (voir ordonnance ci-dessous), on peut donc s’attendre à une nouvelle destruction de campements dès demain matin.

La menace d’une évacuation circule parmi les exilé.e.s qui anticipent : certains déplacent déjà leurs tentes et s’installent le long des routes. L’attente est presque aussi violente que l’expulsion elle même, elle maintient la tension et le stress : la plupart des personnes ne dorment plus, se réveillent chaque nuit. 

Ce harcèlement intense est une stratégie visant à épuiser les exilés qui sont déjà fatigués, poussés à bout physiquement et mentalement. Les privations de nourriture, d’eau, d’hygiène (beaucoup de personnes n’ont pas pu se laver ni changer de vêtements depuis plusieurs semaines) et de sommeil affectent leur santé et favorisent l’apparition de maladies.

On peut donc facilement imaginer le peu d’attrait que constituent les bus gérés par cette même autorité, qui les prive déjà de leurs droits fondamentaux et de leur dignité.