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Ce n’est pas un mais trois habitants du campement du lieu de distribution des repas qui ont dû être hospitalisés cette nuit suite à des violences policières lors de tentatives de passage. Au jeune Érythréen qui est revenu au campement un peu après neuf heure se sont ajoutés un Syrien vers deux heure du matin, et un Afghan vers trois heures. Tous trois ont été frappés au visage, l’un d’entre eux avec un instrument contondant. Et on n’a aucun moyen de savoir ce qui a pu arriver à des exilés habitant dans les petits campements dispersés à la périphérie de Calais.

Le jeune Érythréen est resté cinq heures aux urgences sans que personne ne s’occupe de lui. Il a fini par rentrer au camp. Ce problème n’est pas systématique, mais quand même trop fréquent : des migrants amenés aux urgences et laissés pendant des heures sans soins, jusqu’à ce que quelqu’un finisse par s’occuper d’eux, ou pas. S’ils peuvent marcher ils finissent généralement par partir. Pas de soins, pas de certificat médical, pas de présence dans les statistiques, donc pas de problème.

Lorsque les exilés rappellent qu’ils ne sont pas des animaux, c’est de cette réalité là qu’ils parlent : être tabassé, ne pas être soigné…