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Le 15 octobre 2011, un jeune Calaisien de quinze ans est agressé dans la rue par deux adolescents. Il est d’origine camerounaise, il a la peau noire. Ses agresseurs lui disent qu’ils ne veulent « pas de Bougnoules dans leur rue », leur père les rejoint pour participer au tabassage. Le jeune se dégage, le visage en sang et quatre dents cassées.

Le parquet de Boulogne/Mer refuse de prendre en considération le caractère raciste de l’agression.

Dans la nuit du 12 au 13 juin 2014, un vigile tire à deux reprise à la carabine à plomb sur des exilés qui passent devant son lieu de travail, blessant deux d’entre eux (voir ici).

La police ne mène aucune investigation sur un éventuel mobile raciste, ni sur un lien éventuel entre cet acte et les appels à la violence et à la haine raciale qui fleurissent sur la page du groupe Sauvons Calais. Le parquet ignore lui aussi la question (voir ici et ).

Dans la nuit du 19 au 20 septembre, quatre Calaisiens jettent un cocktail Molotov sur le squat des Égyptiens, avenue Blériot. Là encore, l’hypothèse de motivations racistes n’est non seulement pas retenu, mais il ne fait l’objet d’aucune investigations. Alors que l’attaque suit la manifestation de l’extrême-droite le 7 septembre, avec ses appels à l’autodéfense et sa banderole « Foutons-les dehors », mais aussi l’incendie des douches pour les exilées, gérées par le Secours catholique deux nuits plus tôt, et diverses intimidations à l’encontre de soutiens des exilés (voir ici).

Les accusés ont dit que leur motivation était de se venger d’un vol de portable. Puisque quelqu’un qui vole décline sa nationalité et son adresse, laisse peut-être aussi sa carte de visite, pour le cas où on voudrait incendier sa maison. Et puis si les accusés le disent, pour le parquet, c’est vrai.

Même opposition du parquet à se pencher sur les propos racistes et les appels à la violence tant sur la page facebook de Sauvons Calais que proférés à l’occasion de la manifestation du 7 septembre. Il a fallu une prise de position de la ministre de la justice et le dépôt de plusieurs plaintes pour lever cette opposition.

Une enquête a été confiée à la police calaisienne. Dont le syndicat majoritaire appelle à une manifestation anti-migrants demain 13 octobre (voir ici).

Qui est aussi le jour du procès des quatre attaquants du squats de l’avenue Blériot.

 

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