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Alors que les contrôles au faciès continuent dans les gares, les parcs et les rues (voir ici, ici et ), et que la police exhibe les coûteuses technologies qu’elle utilise pour la chasse à l’homme, rien n’est clair quant à la suite de l’action de l’État à Calais.

http://www.nordlittoral.fr/7865/article/2016-11-26/au-coeur-de-la-chasse-aux-squats-en-helico-avec-les-gendarmes

La destruction du bidonville s’est accompagnée de l’évacuation des deux structures d’hébergement mises en place par l’État, le camp de containers et le lieu de mise à l’abri des femmes et des enfants dans le centre Jules Ferry. Les containers sont toujours en place, et personne ne sait s’ils vont être enlevés ou pas, et si une partie des salarié-e-s a été reclassée dans d’autres établissements de la Vie active, l’association gestionnaire de ces deux lieux, d’autres sont toujours employé-e-s sans avoir d’idée précise de ce que sera l’avenir.

Le bureau d’enregistrement des demandes d’asile à la sous-préfecture de Calais est fermé depuis le début de l’expulsion. Des personnes y ont des rendez-vous pris il y a plusieurs mois pour l’enregistrement de leur demande, ou pour le renouvellement de leur attestation de demande, ou ont un rendez-vous dans le cadre d’un placement en procédure Dublin, lorsqu’un autre pays est responsable de leur demande d’asile. Le guichet est fermé, personne ne sait s’il va rouvrir, la préfecture de région à Lille, qui devrait reprendre ces rendez-vous en cas de fermeture du bureau de Calais, renvoie sur le bureau fermé et fait preuve de toute la mauvaise volonté possible.

L’administration est aux abonnés absents, sans perspective, à moins qu’elle ne se résume aux forces de police, comme si la destruction du plus grand bidonville de France avait aussi retranché la ville du territoire français.

 

am-strande-feiningerLyonel Feininger : Sur la plage.