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Sur les mille neuf cents cinquante mineur-e-s expulsé-e-s du bidonville de Calais et jeté-e-s dans le chaos des CAOMI (Centres d’Accueil et d’Orientation pour mineurs – voir ici, ici, ici, ici et ), plus de la moitié, plus de mille, ont disparu sans laisser de trace, et sans faire l’objet d’aucune mesure de protection.

Aujourd’hui, les mineur-e-s qui sont à Calais, revenu-e-s des CAOMI ou nouvellement arrivé-e-s, sont à la rue, dorment enroulé-e-s dans des couvertures, sont gazé-e-s et harcelé-e-s par la police.

Certain-e-s ont de la famille au Royaume-uni et pourraient passer légalement la frontière. Mais l’information, l’accompagnement et les démarches administratives sont rendus plus difficile par la traque policière et la fermeture du bureau d’enregistrement des demandes d’asile à la sous-préfecture de Calais.

Ce dimanche matin, comme l’année dernière, une action d’interpellation des autorités a eu lieu sur la plage de Calais, face à la mer et aux côtes anglaises, à l’initiative de l’artiste calaisienne Veronika Boutinova.

« Lancer de bébés 2017

Une jolie bande de mariées cette année, Calaisiennes, Lilloises, comédiennes, citoyennes qui se sont jointes à moi pour l’action « J’épouse la cause des migrateurs et des Mineurs Isolés Etrangers ».

Nous avons marché vers la mer et l’Angleterre pour interpeller par-delà les vagues féroces Theresa May sur le rapprochement familial des enfants dans la migration qui désirent rejoindre leur père, leur mère, leurs frères ou oncles vivant sur le territoire britannique. »

 

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