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Devant la gare de Calais, une dizaine de personnes le dos au mur, entourées par les gendarmes mobiles. Le quotidien des contrôles au faciès. Deux personnes observent et relèvent les caractéristiques du jour de cette pratique illégale.

Le train a pris sa route. Le ciel a de jolis reflets dorés et roses à travers le long travelling de la clôture coiffée de barbelés qui suit la voie jusqu’à la gare Eurostar de Calais Fréthun. Par endroit, la clôture se développe sur un triple rang. De l’autre côté, des champs, des maisons.

Gare du Nord à Paris, le hall est empli d’une musique de Noël sirupeuse à souhait. Une patrouille de militaires passe, leur arme sur la poitrine, pointée à hauteur d’homme ou de femme.

Près de la gare de l’est, deux adolescents afghans passent en marchant vite. Alentour, d’autres personnes, qui pourraient venir d’Afghanistan et d’Afrique de l’est. Le prétendu « camp humanitaire » de la Ville de Paris est loin d’accueillir tout le monde, et le harcèlement policier est devenu plus dur avec son ouverture. Le plus jeune ne semble pas avoir 14 ans.

Dans une ruelle, une patrouille de police contrôle deux personnes « d’apparence étrangère », en arrête une. Ayant manqué le début, impossible de dire si ce contrôle est lié à « l’apparence étrangère » de ces personnes. Au moment où le train part, une équipe de la police ferroviaire remonte le quai, cernant une personne « d’apparence étrangère ». Même si c’est un hasard, ça fait beaucoup pour un court moment de transit.

Tout ça ne vous scandalise pas, vous ?

 

picasso

 

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