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C’était hier vendredi. Une jeune fille de quinze ans sort du lycée. Un homme d’une quarantaine d’année lui donne un coup de pied à l’aine, elle tombe, il lui donne un deuxième coup de pied à la poitrine. Les propos de l’agresseur sont sans ambiguïté sur ses mobiles : la jeune fille est engagée dans le soutien aux exilés. Il conclut « si je te vois dimanche, je te flingue !» – dimanche, demain, c’est la manifestation du groupe d’extrême-droite Sauvons Calais.

« Ce que nous craignions tous a fini par arriver » écrit Calais ouverture et humanité. Nous en sommes en effet là où la complaisance des autorités vis-à-vis de Sauvons Calais nous a mené. La première manifestation du groupe est accueillie par deux adjoints au maire sur le perron de l’hôtel de ville. Lorsque des membres du groupe caillassent un squat pendant une semaine, proférant menaces de viol et de mort contre ses habitants et tentant d’y entrer de force pendant la nuit, la police laisse faire et le sous-préfet déclare qu’il n’y a pas de trouble à l’ordre public (voir ici, ici et ). Aucune réaction aux agressions de cet été. Sauvons Calais est encore maintenant reçu en sous-préfecture et en mairie, et manifeste demain avec le soutien de groupes d’extrême-droite de toute la France.

Cette agression d’une lycéenne ne sera qu’une première si la complaisance des autorités se poursuit. D’autres passages à tabac au sortir des établissements scolaires auront lieu.

À nous de nous mobiliser, puisque nous voulons que ça cesse.

Plus d’information sur la page de Calais Ouverture et Humanité : https://www.facebook.com/pages/Calais-Ouverture-et-Humanit%C3%A9/174026419459683?fref=ts

 

 

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