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Après leur évacuation par les gendarmes mobiles de la place d’Armes hier un peu avant midi, les Syriens à Calais y sont retournés ce matin après 11h pour faire entendre à nouveau leurs revendications.

Une trentaine d’exilés, quelques soutiens, des banderoles, une ambiance calme.

La police fait une première apparition une heure après, sur le ton « vous n’avez pas le droit de rester là, c’est interdit aujourd’hui, vous devez vous en aller ». Des cars de CRS se garent juste derrière. Puis ils partent sans intervenir.

Après 14h, retour de la police, sept cars de CRS, une voiture, plus la BAC (Brigade anti-criminalité). Les CRS sont casqués et harnachés, deux fois plus nombreux que les exilés et leurs soutiens. Après les trois sommations ils repoussent les manifestants avec une brutalité croissante, puis commencent à gazer à bout portant. Un des Syriens fait un malaise – c’est ramadan, certains d’entre eux ne mangent et ne boivent pas de toute la journée. Les manifestants sont « raccompagnés » jusqu’au bivouac devant l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, à quelques centaines de mètres de là.

Sous une forme ou sous une autre, les Syriens sont déterminés à continuer leur mouvement. Comme dit l’un d’eux : « nous sommes là à cause de l’entente entre Bachar el-Assad, Daech et les gouvernements occidentaux, dont est victime le peuple syrien ».

On a pu constater par rapport aux deux autres mouvements d’exilés syriens que Calais a connu, à l’automne 2013 et à l’automne 2014, un durcissement de la répression, qu’on rencontre aussi dans d’autres domaines.

 

Après l’expulsion et le gazage, l’un des Syriens reprends leurs motivations et leurs demandes (en anglais) :

http://audioblog.arteradio.com/post/3065657/syriens_en_mouvement_-_3e_jour/

 

Syriens place d'Armes 29-06-2015

 

 

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