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Le 2 juin 2015, ce qui restait du campement qui se trouvait à l’ouest du chemin du Vivier, derrière le supermarché Leaderprice, à l’ouest de Calais, à proximité du périmètre du Tunnel sous la Manche, était détruit. Moins de deux semaines plus tard, une partie de ses habitants s’étaient réinstallés dans un bois à l’est du chemin, le long de l’autoroute.

https://goo.gl/maps/i1MVEy8mcvy

Ça a toujours été un petit campement, discret, au plus une trentaine d’habitants permanents, mais le plus souvent autour d’une dizaine, Soudanais. Il servait aussi de bivouac pour les personnes allant tenter le passage par le Tunnel.

Des Soudanais, avec souvent des Tchadiens et d’autres Africains de l’est, plus rarement de l’ouest, ont été à proximité pendant des années. Le long du canal près du Channel en 2009 et 2010, puis plus près de la gare dans les bâtiments abandonnés des anciennes usines Pagniez et Noyon. Puis ils se sont rapprochés, en occupant une ancienne ferme abandonnée, chemin du Vivier, jusqu’à l’expulsion et la destruction du bâtiment en septembre 2012. Ils se sont alors repliés vers la ville, dans une maison abandonnée de la rue des Salines, dont ils ont été expulsés en juin 2013. Ils sont alors revenus chemin du Vivier, plusieurs campements à l’est du chemin ont été détruit, ils se sont installés à l’ouest, où leur campement a également été détruit plusieurs fois.

En mars et avril 2015, la plupart des personnes habitant le campement qui se trouvait derrière le supermarché Leaderprice sont partis vers l’endroit où se trouve le bidonville actuel. Seule une trentaine de personnes sont restées là, jusqu’à la destruction du 2 juin 2015, suite à laquelle elles se sont en fait déplacées de quelques centaines de mètres pour être moins visibles sous les feuillages.

Ce qu’on peut aussi remarquer, c’est que la création du bidonville n’a pas marqué la fin des expulsions. Occupation Galou, un grand squat en centre-ville, et campement chemin du Vivier, le 2 juin 2015, derniers campements et bivouacs du centre-ville et une partie du bidonville le 21 septembre 2015 (voir ici, ici, ici et ), destructions partielles du bidonville pour faire place au camp de containers puis pour pour créer un no-mans-land de 100 mètres le long de la rocade menant au port, puis destruction de la partie sud du bidonville (voir ici, ici, ici et ). La politique d’expulsion et de destruction n’a jamais cessé.

 

5avril 0105 avril 2016 au matin : destruction du campement du chemin du Vivier.

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