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Jeudi 26 mai. Une violente bagarre à l’intérieur du bidonville (voir ici et ) se continue par des incendies. La police, arrivée tardivement, bombarde de gaz lacrymogènes. Les grenades éclatant sur des abris relancent le feu, et relancent la bagarre, des Afghans croyant que leur cabanes sont incendiées par des Soudanais en représailles.

Bilan : plusieurs centaines de personnes se retrouvent sans abris. Et chaque jour, quelques dizaines de nouvelles personnes arrivent au bidonville.

Depuis, la police, qui contrôle les accès au bidonville, bloque l’apport de bois et de bâche pour reconstruire. Alors que juste avant la destruction de la partie sud du bidonville, les tentes avaient quasiment disparues et que tout le monde pouvait au moins s’abriter dans des cabanes, les tentes, plus précaires, plus fragiles, moins protectrices des intempéries, du vent et de la pluie, refont leur apparition. Alors qu’il y a des tensions et que le nombre d’habitant-e-s augmente, l’État précarise les conditions de vie.

La visite à Calais du président de la république est annoncée.

 

Ubu-Jarry

 

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