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Luttes autour des Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO – voir ici, ici, ici et ), mobilisations contre les expulsions, indignation devant les conditions du non-accueil : les mouvements locaux se croisent et s’additionnent (voir ici, ici, ici, ici, ici, ici et ).

Avec Bordeaux, les Hautes-Alpes, Marseille et Paris, les Alpes de Haute-Provence et le Finistère.

Dans les Alpes de Haute-Provence, le Collectif de Solidarité avec les Réfugiés de Sisteron appelait le 24 mai à un rassemblement devant la préfecture de Dignes-les-Bains.

Dans le Finistère, le collectif Stop Dublin de Brest s’était déjà mobilisé contre les expulsions programmées de demandeurs d’asile en procédure Dublin hébergés au CAO de cette ville. Faute d’aboutir à une solution avec la préfecture, la Ligue des Droits de l’Homme lance une pétition et appelle à un rassemblement samedi 3 juin de 1h00 à 12h00, place de la Résistance à Quimper.

https://www.change.org/p/m-le-pr%C3%A9fet-du-finist%C3%A8re-m-le-pr%C3%A9fet-vous-pouvez-d%C3%A9dubliner-bcb9bbb0-6751-4349-9d25-622b18e9365c

 


 

Alpes de Haute-Provence :

Vous pouvez télécharger le tract du Collectif de Solidarité avec les Réfugiés de Sisteron ici.

« NON AUX EXPULSIONS DES DEMANDEURS D’ASILE.
DES PAPIERS POUR TOU.TES !

Le CAO de Sisteron a ouvert ses portes en octobre 2015 ; il devait constituer — comme l’avait dit le ministre de l’intérieur de l’époque dans une note datée du 7 décembre 2015 — un lieu de répit pour les nombreux réfugiés vivant alors à la rue, dans des bidonvilles, un lieu où aucune mesure coercitive ne serait prise contre eux.

Ce centre compte aujourd’hui 31 habitants de plusieurs nationalités (Soudanais, Érythréens, Afghans, Tchadiens), qui tous ont demandé l’asile en France en raison des persécutions dont ils étaient victimes dans leur pays. Ils sont parvenus chez nous au terme d’un périple long, éprouvant, dramatique ; sur la route, beaucoup d’entre eux ont vu mourir sous leur yeux un compagnon, un frère.

Ici ils ont commencé à se reconstruire, soigner leurs blessures, ils ont créé une collectivité amicale, tissé des liens, joué au foot, fait des balades, des fêtes, pris des cours de français, entourés de nombreux habitants solidaires.

Aujourd’hui 11 d’entre eux viennent d’apprendre qu’ils ne seraient pas admis à l’asile en France et voient peser sur eux la menace d’une expulsion vers un autre État européen (Italie, Allemagne, Norvège…) au motif d’un règlement européen inique (procédure « Dublin ») et dont les conséquences font renaître chez eux angoisses et pathologies diverses.

Ce règlement (n° 604/2013 UE) n’est pas d’application obligatoire et offre à chaque État membre en son article 17 la possibilité d’y déroger et d’examiner les demandes d’asile qui lui sont faites. Cette mesure discrétionnaire à d’ailleurs déjà été appliquée pour certains demandeurs d’asile récemment.

Ce qui a été fait pour quelques-uns doit l’être pour tous !
Tout en affirmant notre solidarité envers les demandeurs d’asile en lutte ici et là, partout en France, et notamment envers les grévistes de la faim d’Embrun, nous exigeons :

  • la levée immédiate de la procédure «Dublin» conformément au règlement 604/2013 en son article 17.
  • l’annulation des arrêtés préfectoraux de transfert pris à l’encontre des demandeurs d’asile.
  • l’accès pour tou.tes à l’asile en France. »

 


 

Finistère :

Un appel à rassemblement samedi 3 juin de 1h00 à 12h00, place de la Résistance à Quimper :

https://www.facebook.com/events/1515355748509096

Une page d’explication sur le « dédublinage » :

http://www.ldh-quimper.org/dedublinage/

Une pétition :

https://www.change.org/p/m-le-pr%C3%A9fet-du-finist%C3%A8re-m-le-pr%C3%A9fet-vous-pouvez-d%C3%A9dubliner-bcb9bbb0-6751-4349-9d25-622b18e9365c

« M. le Préfet, vous pouvez dédubliner !

C’est quoi, dédubliner ?
Cela veut juste dire : permettre à un migrant de déposer une demande d’asile en France, même s’il est en «procédure Dublin»

La «procédure Dublin» dit qu’une personne doit demander l’asile dans le premier pays européen où elle est entrée ou passée (ce qui n’est pas forcément son souhait).

Au moment du démantèlement du camp de Calais, le gouvernement a promis que les personnes qui acceptaient d’aller dans les «CAO» (Centre d’Accueil et d’Orientation) sortiraient de la «procédure Dublin», et pourraient donc déposer une demande d’asile en France.

Cette promesse a été globalement respectée dans le Finistère (merci !) et nous restons vigilants pour ceux qui ne le sont pas encore…

MAIS… les autres personnes (venant des camps de Grande-Synthe, Paris, ou étant dans d’autres hébergements d’urgence…) sont menacées d’expulsion de la France.

C’est une atteinte flagrante au principe républicain de l’égalité des droits !

Pour mieux comprendre, prenons par exemple les cas de Marwan et de Kamal*
(prénoms fictifs)

Marwan part du Soudan, passe par l’Italie, arrive à Calais et de là part en CAO à Brest : il est autorisé à demander l’asile en France.

Kamal part du Soudan, passe par l’Italie, arrive à Paris et de là part en CAO à Brest : il n’est pas autorisé à demander l’asile en France, la préfecture lui délivre un billet d’avion pour être expulsé vers l’Italie, où il est censé pouvoir demander l’asile.

Pourquoi est-ce si grave de devoir retourner en Italie ?
Parce que l’Italie ne peut assurer des conditions d’accueil dignes, au vu des arrivées très importantes sur son territoire, et surtout parce qu’il existe des accords entre l’Italie et le Soudan qui font craindre, à juste titre, que l’Italie n’expulse le réfugié vers le Soudan, qu’il a quitté parce que sa vie y était menacée.
Rapport Amnesty International

Une personne choisit de demander l’asile dans un pays pour des raisons objectives, et c’est en accord avec le respect des droits à la libre circulation inscrite dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (article 13).

M. le Préfet, vous POUVEZ rétablir cette égalité des droits !

Ce que nous vous demandons est en accord avec la loi : les accords de Dublin III vous permettent ce «dédublinage» :
Clause discrétionnaire énoncée à l’art. 17 al. 1 du Règlement de Dublin III :
« (…) chaque État membre peut décider d’examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. »

Nous ne vous demandons pas d’accorder le statut de réfugié à toutes ces personnes : nous vous demandons juste de leur permettre de déposer une demande d’asile. Cette demande sera examinée, acceptée ou refusée, mais ils auront au moins eu accès au droit fondamental de demande de protection de notre pays.

Vous aussi, vous souhaitez que M. le Préfet du Finistère permette aux personnes en procédure Dublin de déposer une demande d’asile ?
Signez déjà cette pétition en ligne, et vous pouvez venir pour le rassemblement qui aura lieu le samedi 3 juin, à 11h, place de la résistance à Quimper, afin de signer la pétition papier que nous remettrons ensuite à M. le Préfet du Finistère.

Signataire :
Ligue des Droits de l’Homme – Quimper
Ligue des Droits de l’Homme – Brest
Ligue des Droits de l’Homme – Concarneau
L’Auberge des Migrants
Utopia56 »

 

Théodore Caruelle d’Aligny : Sisteron.

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