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Un peu plus de mille places en Centre d’Accueil et d’Orientation (CAO – voir ici, ici, ici et ) ont été créées en quelques jours suite à l’incendie du camp de Grande-Synthe, près de Dunkerque, alors que le « camp humanitaire » de Paris (voir ici, ici et ) est engorgé depuis des semaines faute de places d’hébergement vers lesquelles orienter. Selon des bénévoles, la promesse aurait été faite oralement, pour décider les personnes à monter dans les bus qui les emmenaient vers les CAO, qu’elles ne seraient pas placées en procédure Dublin si elles demandaient l’asile en France.

Les placements en procédure Dublin de personnes en CAO et leur expulsion vers le pays européen où ont été enregistrées leurs empreintes digitales, pays responsable de leur demande d’asile dans la plupart des cas selon le règlement Dublin III, continuent et s’amplifient dans certains départements (voir ici, ici et ).

Les luttes pour s’y opposer continuent aussi.

À Nîmes avec un rassemblement hier devant la préfecture.

À Grenoble avec un rassemblement demain 3 mai à 15h devant la préfecture.

Dans l’Yonne avec une pétition pour que toutes les demandes d’asiles déposées dans le département soient examinées en France :

https://www.change.org/p/nicolas-chabroux-demande-de-l-arr%C3%AAt-de-l-application-des-conventions-de-dublins-pour-les-demandeurs-d-asile

 


 

Nîmes : vous pouvez télécharger le tract d’appel ici.

« Depuis quelques mois, les CAO (Centres d’Accueil et d’Orientation) de Nîmes accueillent des
migrants et des réfugiés originaires du Tchad, de l’Ethiopie, du Soudan et de l’Erythrée.
Après avoir risqué leurs vies en traversant l’Afrique et la Méditerranée, ils se sont retrouvés à
Paris. Certains sont passés par la « jungle » de Calais.

Selon la procédure Dublin, un pays peut renvoyer les migrants vers le premier pays par
lequel ils sont entrés en Europe.

La plupart d’entre eux sont entrés par l’Italie. Certains ont raconté les violences policières
auxquelles ils ont été confrontés lors de la prise de leurs empreintes digitales.

Après les violences physiques, c’est une véritable torture psychologique à laquelle les
migrants sont confrontés. On les expulse vers l’Italie au risque d’être renvoyés dans leur pays
en proie à la famine, la guerre civile et où ils risquent d’être exécutés. Ils n’ont pas d’autre
choix que de rester en Europe contraints à la clandestinité et à la peur.

Par ailleurs, le Préfet du Gard multiplie actuellement les procédures d’expulsion contre des
familles et leurs enfants, demandeurs d’asile, les mettant à la rue.

Le Préfet a le pouvoir de lever les procédures d’expulsion, comme d’autres Préfets l’ont fait
dans leur département, et d’empêcher ces drames humains.

Des associations, des citoyens, des organisations syndicales et politiques appellent à
la solidarité partout dans le Gard.

Le Préfet doit mettre fin à ces injustices et faire respecter les droits humains
fondamentaux.

Le Préfet doit régulariser tous les sans-papiers.

A l’issue de la manifestation du 1 er mai,

Venez manifester votre solidarité et votre fraternité :
Rassemblement pique-nique
ce 1 er mai
devant la Préfecture, Avenue Feuchères »

 


 

Grenoble : https://grenoble.indymedia.org/2017-04-28-Rassemblement-de-soutien-aux

« MESSIEURS LES POLITIQUES

TENEZ VOTRE PROMESSE !

Lors du démantèlement de la jungle de Calais et des campements de Paris, des Centres d’Accueil et d’Orientation ont été ouverts à Saint Martin d’Hères et à Saint Hilaire du Rosier.

Les réfugiés de ces camps ont alors été hébergés dans ces centres durant l’instruction de leur dossier, parmi eux de nombreuses personnes relèvent de la procédure DUBLIN, pour être entrées sur le territoire de l’Union Européenne par un autre état que la France.

Au moment de la création des CAO Bernard Cazeneuve alors Ministre de l’Intérieur avait indiqué que : «  Ceux qui sont dans les CAO ont vocation à être accompagnés vers l’asile ». Mais depuis le milieu du mois de Février 2017 les préfets de notre région ont multiplié le nombre de notifications d’arrêtés de transferts à ces demandeurs d’asile orientés depuis Octobre 2016 en CAO.

Nous dénonçons aujourd’hui la multiplication de ces arrêtés de transfert avec assignation à résidence qui n’ont pour but que d’expulser ces demandeurs d’asile vers d’autres pays européens.

Si l’objectif du Président de la République et de son Ministre de l’Intérieur est réellement que les camps démantelés ne se reforment pas il faut résoudre dignement la situation administrative de ces personnes au plus vite.

Les refouler hors de nos frontières n’aura qu’un seul effet : les renvoyer à la clandestinité et aux campements qu’ils ont quittés. Il est parfaitement contreproductif de renvoyer en Italie des demandeurs d’asile alors que la France se doit honorer ses engagements de relocalisation de plus de 19000 demandeurs d’asile de Grèce ou d’Italie.

Nous sollicitons donc l’enregistrement de ces personnes orientées dans les CAO pour qu’elles demandent l’asile en France.

Le Collectif des Citoyens Solidaires des Réfugiés de St Hilaire du Rosier. »

 


 

Yonne : http://demandeursdasileen89.over-blog.com/

Pétition au préfet : https://www.change.org/p/nicolas-chabroux-demande-de-l-arr%C3%AAt-de-l-application-des-conventions-de-dublins-pour-les-demandeurs-d-asile

« Demande de l’arrêt de l’application des conventions de Dublins pour les Demandeurs d’Asile

Non, l’histoire n’est pas finie !

Et oui, malheureusement après différentes interpellations publiques ou ciblées, la vie de certains demandeurs d’asile icaunais se résume à beaucoup d’angoisses et de peurs, à l’heure actuelle, d’être les victimes de l’application des conventions de Dublin.

En effet, les procédures s’accélèrent pour qu’ils soient renvoyés dans le pays européen d’enregistrement à leur arrivée en Europe. Et ces pays s’appellent l’Italie, la Bulgarie, la Hongrie,… qui pour certains, sont enclins de manière officielle à une xénophobie détestable, dans un silence assourdissant de la part des autres pays et des institutions européennes.

Après avoir subi les pires atrocités dans leur pays d’origine, un périple inhumain pour arriver en Europe, ces demandeurs d’asile sont arrivés en France, et aussi dans notre département, où des citoyens ont fait et font preuve d’humanité pour les accompagner au mieux. Mais nous restons quelque peu démunis face à l’application stricte et aveugle de ces conventions européennes, qui inhibe toute volonté, tout choix, tout projet de vie et crée de l’angoisse.

Ces êtres humains ne sont pas des marchandises, que l’on expédie de manière arbitraire sans prendre en compte leur volonté, leur projet de vie. Ils n’aspirent qu’à vivre dignement dans un pays comme le nôtre qui oublie en ce moment son histoire en terme d’accueil et des droits de l’Homme.

Ces conventions étaient déjà inhumaines, injustes et inadaptées quand le nombre de réfugiés était moins important.

 

Nous demandons au préfet de l’Yonne de permettre à tous les demandeurs d’asile hébergés dans notre département de voir leur demande de protection examinée par la France

(Comme l’article 17 du règlement Dublin le lui permet)

Plus largement, nous demandons l’arrêt de l’application des conventions de Dublin pour tous les demandeurs d’asile accueillis en France. »

 

Charles Bertier : Vallée du Vénéon à Saint-Christophe-en-Oisans.

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