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Les buts officiels des « centres de répit » ou Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO) sont de permettre aux exilé-e-s qui le souhaite de bénéficier d’une mise à l’abri leur permettant de réfléchir à leur parcours migratoire, mais aussi de « faire diminuer la population de ces campements » (du Nord, du Pas-de-Calais et d’Île-de-France, selon la « charte de fonctionnement » récemment publiée).

La fusion entre les mises à l’abri ponctuelles lors des expulsions des campements parisiens et le dispositif CAO en fait aussi un dispositif de relogement en cas d’expulsion, ce qui pose la question du caractère volontaire volontaire des départs. Concrètement, faute d’accueil à Paris, des campements d’exilé-e-s laissé-e-s à la rue se forment, ils sont évacués par la police, parfois violemment, les personnes sont mises dans des bus, et comme il n’y a toujours pas d’accueil, des campements se reforment, à leur tour évacués (voir ici, ici, ici, ici, ici et ).

L’existence de places disponibles dans les CAO a également été mises en avant par la préfecture  du Pas-de-Calais comme une solution de relogement lors de la destruction de la partie sud du bidonville de Calais. Dans les faits, le nombre de places était insuffisant, et c’est l’un des enjeux des querelles de chiffres entre la préfecture et les associations concernant la population du bidonville.

Le départ en CAO a également été proposé (sans succès) lors de la destruction du campement de Chocques (voir ici et ), et imposée sous la menace lors de celle du campement de Steenvoorde (sans plus de succès, puisque les personnes expulsées sont revenues vers les lieux de passage vers le Royaume-uni).

 

ulysse et les sirènesAndré Bauchant : Ulysse et les sirènes.

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