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On commence après une semaine à mieux comprendre le système de rafles quotidiennes et d’envoi dans des centres de rétention aux quatre coins du pays (voir ici, ici, ici et ).

Nîmes, 46 personnes raflées à Calais dans la nuit du 20 au 21 octobre et le 21 au matin sont envoyés au centre de rétention. Une partie des personnes est libérée sur décision des juges. Lundi 26 octobre, le Juge des Libertés et de la Détention confirme en appel le maintien en rétention de 37 personnes, la préfète du Pas-de-Calais décide de les libérer. Mardi 27 octobre, un nouveau groupe de 50 personnes arrive de Calais et du Dunkerquois et occupe les places libérées la veille.

http://www.midilibre.fr/2015/10/27/les-migrants-places-en-retention-remis-en-liberte,1232652.php

Même chose pour la cinquantaine de personnes arrivées au centre de rétention du Mesnil-Amelot le 22 octobre, et pour la cinquantaine arrivée à celui de Toulouse le 23 octobre. Les personnes qui ne sont pas libérées par les juges le sont par la préfète du Pas-de-Calais, vraisemblablement pour libérer les places et pouvoir accueillir les victimes d’une nouvelle rafle.

Calais n’est plus seule concernée, puisque des arrestations quotidiennes sont signalées à l’entrée du campement de Grande-Synthe, près de Dunkerque.

Donc les personnes sont arrêtées, envoyées en avion à l’autre bout du pays, enfermées pendant quatre à six jours avec le risque d’être expulsées, puis relâchées dans la nature pour faire la place à d’autres, dans le cadre d’une stratégie de peur et en parfaite violation de la loi, qui veut que le placement en rétention soit un moyen en dernier ressort pour renvoyer des gens, pas un moyen simple moyen de les terroriser et de les désorienter.

Les rafles continuent, une cinquantaine de personnes sont arrivées aujourd’hui au centre de rétention de Vincennes.

 

DSCN8762Mardi 27 octobre à l’aérodrome de Marck, près de Calais, départ vers le centre de rétention de Nîmes.

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