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Résultat de tout un tissu de liens qui s’est développé avec le temps, mais aussi de la médiatisation de cet été, tout un mouvement de solidarité est apparu autour de Calais, venant de France mais aussi des pays voisins, Royaume-uni, Belgique, Allemagne, Pays-bas… Ces personnes, qui apportent des dons et viennent à la rencontre des exilé-e-s le font souvent le week-end.

Hier dimanche, la police bloquait l’accès au bidonville aux véhicules humanitaires. Depuis la venue du ministre de l’intérieur mercredi dernier, la présence policière s’était faite plus lourde, avec notamment des contrôles d’identité sur des bénévoles. La pression monte d’un cran, et cette fois l’aide humanitaire est entravée.

Au temps où les distributions de repas étaient gérées par les associations locales, Salam, Auberge des Migrants, Belle Étoile, les distributions étaient un moment où les bénévoles et salarié-e-s des différentes associations se croisaient et rencontraient les exilé-e-s. C’était un lieu important de contact et d’échange. Cela a disparu avec l’ouverture du centre Jules Ferry, géré par La Vie active, association missionnée par l’État. Seul-e-s les bénévoles de certaines associations, selon une liste nominative, sont autorité-e-s à entrer. Les distributions de repas avaient perdu leur rôle d’occasion de rencontre et d’échange.

Dans la foulée de l’apparition de Calais Ouverture et Humanité, de nombreuses personnes sont venues à la rencontre des exilé-e-s, tout d’abord dans les campements du centre-ville, puis plus à la périphérie au fur et à mesure que les exilé-e-s étaient expulsé-e-s hors de la ville. Ces liens se sont poursuivis avec l’expulsion des exilé-e-s sur le site où se trouve le bidonville actuel. Ils sont importants pour que le ghetto ne se referme pas sur lui-même.

C’est aussi cette présence sur le terrain, à laquelle les militant-e-s du mouvement No Border ont beaucoup contribué, mais qui est devenue beaucoup plus large, que le Défenseur des Droits a pu être saisi de violations des droits des exilé-e-s.

Ce n’est donc pas un hasard si, à Calais comme à Norrent-Fontes, à Paris ou ailleurs, les autorités tentent de casser cette solidarité.

 

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